Dur, dur de s'éditer

Publié le par Marjolaine PAUCHET

Bonjour à tous. J'ai l'impression qu'il est loin le temps où ma seule préoccupation d'auteur était d'écrire. Avoir "la goutte à l'imagintive" comme a dit Edmond Rostand est déjà dur mais quand en plus on est seul face à la mise en page, l'impression, la législation, la promotion, le financement et je ne parle même pas de la vente à laquelle je ne me suis pas encore frottée, on se sent bien seul dans ce monde de brutes.

La finalisation de ma mise en page n'en finit pas. Chaque fois que je crois avancer, je découvre qu'il faut encore faire telle ou telle chose. Hier, je pensais, "enfin, je peux mettre les numéros de page, j'ai fait tout le reste". Paf ! Ben non. Il me manquait des belles pages. Qu'est-ce que les belles pages me direz-vous ? Se sont les pages de droites, les pages impaires. Chaque début de chapitre, chaque titre doit toujours commencer sur une belle page, c'est la règle. Or, si mes titres de parties commençaient tous bien sur une page impaire, le premier poème était sur la page suivante, donc paire. La première page doit toujours être une belle page même à l'intérieur d'un livre. Qu'est-ce que ça change me demanderez-vous ? Si je ne respecte pas les règles de mise en page, le rendu final reflètera l'amateurisme et j'y perdrai en crédibilité et donc en lectorat. Mais ces pages en plus vont forcément impacter le coût de l'impression.

Bref, dur, dur de s'éditer.

J'ai également appris hier que lorsqu'on fait sa demande de numéros ISBN, il vaut mieux remplir le formulaire des auto-entrepreneurs que celui des particuliers auto-éditeurs. Or, c'est celui-ci que j'avais remplis. J'avais initialement opté pour le premier mais j'ai choisi d'attendre la dernière minute pour me déclarer en tant qu'auto entrepreneur pour ne pas me prendre la tête avec les formalités d'usage avant l'heure. Or le formulaire ISBN pour les auto-entrepreneurs demande le numéro attribué par l'URSSAF que je n'ai donc pas encore. C'est pourquoi ayant eu besoin de ces fameux numéros ISBN pour pouvoir avancer, j'ai dû opter pour le formulaire du particulier auto-éditeur. Ce que cela change ? Tout simplement que certaines des plus grosses banques de données du livre vous ferment leurs portes et c'est sur ces banques de données que les libraires vont commander leurs livres. Heureusement, il existe plusieurs banques de données du livre et toutes ne snobent pas les auteurs auto-édités. Il faudra cependant que je contact l'AFNIL (qui donne les numéros ISBN) dès que je serai enregistrée en tant qu'auto-entrepreneur pour voir s'ils peuvent me répertorier comme tel.

Bref, dur, dur de s'éditer.

Pour poursuivre dans les mauvaises nouvelles, l'illustratrice que j'avais trouvé et qui dessine pourtant vraiment très bien ne fera hélas pas l'affaire. Elle dessine admirablement les animaux mais pas les humains et Anna, l'héroïne de mes contes est une petite humaine. Me voilà donc reparti à la recherche d'une illustratrice. J'ai trouvé une piste, une illustratrice qui dessine très bien également, l'ai contacté et attends la réponse. Dois-je y croire ? Je ne sais plus.

Dur, dur de s'éditer.

Enfin, pour finir le négatif, je n'ai toujours pas reçu ma couverture achevée, je n'ai eu aucune nouvelle de la personne qui s'en occupe. Je vais le recontacter. J'avoue ne pas non plus avoir envoyer mon conte à André Cazetien par manque de temps, il faut dire qu'entre la publication du recueil à gérer, mon travail et l'AG de mon association à préparer (c'est pour samedi), je ne chôme pas.

Dur, dur de s'éditer.

Il y a tout de même du positif, sur lequel je voulais finir : j'ai commandé la semaine dernière et reçu cette semaine trois livres sur comment écrire et trouver des lecteurs. Très instructifs, je suis ravie de mes achats quoi que j'ai à peine eu le temps d'en commencer la lecture. Parmi les conseils donnés, celui de chercher comment et quand on est le plus à l'aise pour écrire. Papier ou ordinateur ? Calme ou bruit ? Début ou fin de journée ? Etc... Il est vrai que quand j'écris directement sur ordinateur et que je me relis, je cherche les fautes de français (orthographe, grammaire, conjugaison, accords etc) mais je ne sais pas faire de relecture critique. J'ai donc décidé de tenter l'expérience de l'écriture papier pour mon roman. J'ai acheté un gros cahier A4, j'ai imprimé les pages de mon roman et hier, en fin de soirée, stylo en main, j'ai repris mon roman. Savoir qu'on peut raturer, écrire dans la marge and co fait je dois l'avouer des merveilles. Si je n'ai pas poursuivi l'écriture hier (j'ai finit la relecture à minuit...), je suis fière du travail de relecture accompli car je sais que mon roman n'en sera que meilleur.

Et vous, plutôt ordinateur ou stylo ? Mais au fait, quel genre de livre aimez-vous lire ?

Publié dans Mes péripéties

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Rebecca G. 14/05/2015 23:16

Eh oui, dur dur de s'éditer...! Moi, je n'ai ni le temps, ni les nerfs pour cela. Moi, je veux juste écrire!
En fait, il y a quelques années, j'avais écrit deux livres pour enfants que j'avais auto-édités. 1000 exemplaires chacun (soit 2000). J'ai réussi à en vendre 500 de chaque (soit 1000). Mais je n'avais plus le temps de m'en occuper, alors depuis 1000 livres sont restés stockés sous mes escaliers...!!
Je n'ai vraiment pas envie de renouveler l'expérience! c'est pour cela que je tente l'édition classique...
Bon courage et bonne réussite à toi, en tout cas!