Une couverture, enfin !

Publié le par Marjolaine PAUCHET

Bonjour à tous. Si je ne vous ai pas écris à nouveau pendant 15 jours (et j'en suis vraiment désolée c'est que la première semaine, il ne s'est pas passé grand chose côté livres, pas assez me semblait-il pour faire un article. Au bout de 10 jours enfin, matière était là mais c'est le temps, cette fois, qui manquait. Bref, me voici après une nouvelle absence de 15 jours.

Tout d'abord, je n'ai pas poursuivis l'écriture de mon roman mais celle de mon roman pour enfants. Me voilà à présent à la moitié du chapitre 9 avec une petite aventure à laquelle je n'avais pas pensé, à laquelle je ne pensais pas même quand j'ai débouché mon stylo mais qui est venue toute seule, comme sortie de ma main, comme si elle était simplement là, quelque part, attendant patiemment son heure. Et son heure est venue et j'en suis très heureuse. L'écriture est vraiment un mystère pour moi qui écris. Parfois, l'idée est là, bien au chaud dans la caboche, à l’abri du vent qui la ferait fuir, du bruit qui la ferait taire, attendant patiemment la feuille de papier et le stylo ou bien le clavier de l'ordinateur et d'autres fois, rien ne semble présent et c'est, tapis dans l'ombre (ou dans la lumière ?) que les mots attendent, imprévus, comme des secrets camouflets. Ils bondissent alors comme des chats sur une souris, s'emparant goulument de l'imagination et de la plume qui aura eu la chance de les tenir au bout des doigts. L'écriture est un mystère mais quel beau mystère ! Celui qui l'a inventé a donné à l'Humanité un de ses plus beaux trésors.

J'ai également poursuivi - un peu - les recherches sur mon livre sur les taureaux. Pas en lisant des articles ou des livres sur le sujet, non. Mais en me rendant dans une jardinerie, j'avais remarqué, en tête de gondole, à la caisse, des figurines pour les enfants. Il y avait divers animaux dont un taureau avec sa vache et son veau. Le dit taureau, à l'image de la femelle et du jeune, était blanc et noir. Aucun des trois, gentils animaux de ferme n'avaient de corne. Posture et œil doux. A côté, un autre taureau, même marque, sans vache, sans veau, tout noir, belles cornes, anneau dans le nez, posture et œil agressifs... J'ai noté le nom de la marque et suis allée voir leur site internet. Il s'agit pourtant d'une marque allemande. Le descriptif du taureau "bon père de famille" parle de bovin, animal de ferme traditionnel..., celui du taureau "agressif" parle d'animal "symbole de la puissance et de la force". Ils font aussi explicitement référence à la corrida. Mon conjoint m'a dit de vérifier la traduction - puisque après tout c'est une marque allemande-. Oui, il lui arrive d'avoir de bonnes idées, mon amoureux... En bonne marque qui vend à l’international, le site était disponible en plusieurs langues, j'ai regardé la version anglaise, la version allemande et bien entendu la version française. Pas de doute, la traduction est bonne. Cette ambivalence, cette ambiguïté entre le taureau "bon père de famille", docile (représenté sans corne) qu'on pourrait clairement identifié au bœuf bien que celui-ci par définition soit castré et le taureau reproducteur, sur lequel on calque des notions de virilité est tellement criant ici qu'il finira forcément dans mon livre d'autant que, tenez vous bien, cette ambivalence existait déjà au Moyen-Age !

"Bovins noirs et blancs, les vaches Holstein ne font rien d'autre que ruminer."
"Bovins noirs et blancs, les vaches Holstein ne font rien d'autre que ruminer."

Ce descriptif laisse songeur sur le peu de valeur qu'on accorde à ces millions de vies qui meurent pour nos fourchettes, à ces millions de veaux qu'on arrache à leurs mères beuglant jusqu'au bout du désespoir pour leur voler leur lait.

"Les taureaux sont des bovins mâles. Le taureau noir incarne la force et l'élégance dans de nombreuses cultures."
"Les taureaux sont des bovins mâles. Le taureau noir incarne la force et l'élégance dans de nombreuses cultures."

Personnellement, tout ça me fait froid dans le dos.

Autre point à vous signaler, les personnes responsables des salons du livre que j'ai contacté ne m'ont toujours pas répondu. Je vais finir par croire que ça vient de moi... Demain sans faute je les recontacte toutes les 2.

Enfin, ne parvenant désespérément pas à trouver quelqu'un pour m'aider sur ma couverture, je me suis lancée, ai essayé, tâtonné, cherché sur internet et finalement réussi à retravailler cette fichue couverture ! Attention, la 1ere de couverture seulement... pour l'instant. Mais si vous vous souvenez bien, c'était celle-ci qui me posait problème. Bon, je ne l'ai pas encore contrôlé sur Creatspace et il faut encore que je fasse le dos et la 4eme de couverture mais j'avance !

Pour les vidéos que je voulais faire, c'est vraiment plus compliqué que prévu. Je suis donc en train de redéfinir ma formule. Je vais m'y prendre autrement pour les faire. Sauf que pour l'instant, je ne sais pas encore comment...

Voilà, je suis désolée de ne pas avoir, encore une fois, respectée le rythme d'un article par semaine et je vous promets d'essayer d'être plus assidue à l'avenir.

Et vous, vous arrive-t-il de tomber sur des phénomènes, positifs ou négatifs, inattendus, et qui vous marque ?

Publié dans Mes péripéties

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Romain Kha 11/04/2016 07:28

Eh bien c'est le premier article que je lis sur ton blog. J'aime beaucoup ton énergie, ton humour et ce désarroi assumé me plait beaucoup. Il me tarde de découvrir tes œuvres !!!

Marjolaine PAUCHET 12/04/2016 10:08

Merci beaucoup. Pour mes œuvres, j'y travaille mais avoir des fans ne peut que m'aider ! ;-)

Rebecca G. 04/04/2016 22:38

Bravo, les choses ont quand même bien avancé!!! Bravo pour ta persévérance! Hâte de découvrir ta couverture. Quant aux malheureux clichés sur la virilité des taureaux... que dire? C'est en effet assez affligeant! Le "bon père de famille" n'aurait-il pas le droit d'être aussi viril (le pauvre)?? Lol.

Marjolaine PAUCHET 05/04/2016 10:25

Merci pour tes encouragements. Et oui, tu as raison, affligeant est le mot juste...

Caroline 04/04/2016 20:44

Des relecteurs qui me lâchent, d'autres qui ont trois semaines de retard dans leurs corrections.. Tout ça fait que je devais envoyer ma deuxième version de mon roman à Rebecca vendredi dernier et que je ne sais toujours pas quand ça sera fait.. J'ai l'impression qu'on ne me prend pas au sérieux et ça me fatigue >.<
J'espère que les personnes des salons du livre te répondront :)

Rebecca G. 04/04/2016 22:35

Ma chère Caroline, il faut BEAUCOUP de patience pour écrire et publier un livre. Mais il faut s'accrocher. Tu n'es certainement qu'au début d'un looonnnng parcours, alors tiens bon.
Pour l'envoi de ton roman, rien d'urgent, ne t'en fais pas. Je suis moi-même assez prise en ce moment, même si j'ai hâte de découvrir tes écrits...
Cela prendra le temps qu'il faudra, le principal étant que tout ça débouche sur quelque chose de bien... ;)

Marjolaine PAUCHET 04/04/2016 20:55

Ca fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à avoir des tuiles. Il faut s'accrocher et tenir bon. Dès que tu lâches, c'est fini. Alors tiens bon, continue et tout viendra à point.