Les différents points de vue dans un récit

Publié le par Marjolaine PAUCHET

Bonjour à tous et à toutes. Lorsqu'on s'apprête à démarrer l'écriture d'une nouvelle histoire, on se pose plusieurs questions, y compris sur le point de vue (ou focalisation) à adopter. Quels sont-ils ?

 

De quel point de vue partir ?

 

La première personne

Dans un récit à la première personne, tout le texte est écrit à « je ». Le narrateur raconte ce qui lui est arrivé ou ce qui lui arrive.

Cela donne un effet plus intimiste, plus immédiat. Cela incite aussi à croire en ce qui est raconté puisque c'est présenté comme un témoignage. Le lecteur entrera ainsi plus facilement dans l'histoire. Il s'attachera aussi plus rapidement au héros qui est en principe le narrateur.

En revanche, cela limite ce qui est raconté et donc su par le lecteur à ce qu'en sait le narrateur, surtout si le récit est en plus au présent. Si le récit est au passé, au contraire, l'auteur peut contourner ce problème en décrivant au lecteur quelque chose qu'il a découvert ou su plus tard par rapport au moment où se trouve l'action. Mais cela doit être bien fait, bien amené et il ne faut pas abuser du procédé.

La troisième personne

De façon générale, le lecteur se sent moins proche du héros dans un récit à la troisième personne. Mais bien sûr, les changements ne s'arrêtent pas là.

Le point de vue interne

Dans un récit en focalisation interne, les choses sont assez semblables à celles d'un récit à la première personne. Le narrateur raconte ce que sait, voit ou pense un personnage. La différence est que la personne employée est « il » ou « elle » et non pas « je ».

Le lecteur ne sait donc pas davantage ce qu'il se passe en dehors de la connaissance et de la perception du monde que possède le personnage. Les avantages et inconvénients sont sensiblement les mêmes qu'avec la première personne.

Le point de vue externe

Dans un récit en focalisation externe, le narrateur n'adopte plus le point de vue d'un personnage, mais raconte ce qu'il se passe comme s'il décrivait un film. Il est extérieur à l'action, mais n'en connaît pas tout. Il ne décrit, ne dévoile que ce qui se passe devant lui. 

C'est moins intimiste que les précédents points de vue, moins immédiat. Le lecteur entre moins facilement dans l'histoire et il peut mettre plus de temps à s'attacher aux personnages. Mais cela a aussi pour effet d'introduire un certain suspense pour le lecteur qui ne connaissant que le minimum est en attente de la suite. Ce peut donc être une excellente focalisation pour les romans noirs.

Le point de vue omniscient

Dans ce cas de figure, le narrateur sait tout et voit tout. De fait, le lecteur aussi.

Tous les faits et gestes de tous les personnages, toutes leurs pensées, peuvent être transmises au lecteur. Cela facilite l'entrée du lecteur dans l'histoire, bien que ça n'ait rien d'intimiste. Cela facilite aussi le déroulé de l'histoire, car encore une fois, ce point de vue permet de tout savoir sur tout. Il y a donc beaucoup d'avantages à choisir cette focalisation.

Avec ce point de vue, l'entrée dans l'histoire reposera entièrement sur les épaules du narrateur. Que le récit soit mal amené ou mal raconté et le lecteur décrochera vite. C'est l'inconvénient principal.

 

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